vendredi 2 décembre 2016

L'unité du monde grec

L'unité du monde grec





Une communauté de langue, de religion, de culture rassemble les grecs.
La Grèce ne constitue pourtant pas un pays ou un état, au sens moderne que nous donnons à ces termes. Pas d'unité territoriale, ni de capitale qui serait le siège d'une autorité ou d'un gouvernement s'imposant à tous

Mossoul, Alep, un même drame, une même tragédie, la guerre et son cortège de malheurs pour les peuples...

Mossoul, Alep, un même drame, une même tragédie, la guerre et son cortège de malheurs pour les peuples...

Pourtant la presse se fait plus discrète, l'indignation est moins vive et  le sort des enfants de Mossoul semblent chez certains arracher moins de larmes...
C'est pourtant une seule et même guerre, celle qui a débutée avec la pluie de missiles que Georges Bush fit tomber sur l'Irak, celle qui s'est poursuivie avec la destruction de la Libye et aujourd'hui ces dizaines de milliers de mercenaires que nos gouvernements ont envoyé en Syrie pour détruire ce pays

VIDEO. Des centaines d'Irakiens fuient les combats dans les quartiers périphériques de Mossoul



Un flot ininterrompu de civils irakiens fuit, dans la boue, les quartiers périphériques de Mossoul depuis vendredi matin. Les forces irakiennes tentent de conquérir ces quartiers, défendus âprement par les jihadistes de l'Etat islamique. Le chef du gouvernement irakien et ses conseillers craignent que les habitants en fuite ne soient massacrés par les combattants de l'EI. Ces derniers contrôlent encore les trois quarts de la ville.


Des centaines d'Irakiens fuient Mossoul

source: france info




Alors que les combats se poursuivent à Mossoul entre l'armée irakienne et l'organisation État islamique, les blessés affluent vers les hôpitaux d'Erbil, désormais débordés.

Les blessés et victimes sont de plus en plus nombreux à mesure que la bataille de Mossoul se poursuit. La plupart sont dirigés vers les hôpitaux d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.
Sur place, les équipes médicales et les infrastructures sont débordées. Chaque jour, des dizaines de civils et de soldats arrivent aux urgences. Bien souvent, ils ont été victimes d’un éclat d’obus ou d’un tir de mortier.

Vidéo : à Erbil, les hôpitaux débordés par les blessés de Mossoul




source : france 24







Dans la boue et le froid

Abdelwahed Mahmoud creuse à la main une petite tranchée dans la boue, tout autour de sa tente: les fortes pluies tombées la nuit dernière sont un nouveau coup dur pour les milliers de familles de déplacés autour de Mossoul.
"C'est pour arrêter la pluie, si on ne creuse pas des rigoles, elle ne va pas arrêter de s'infiltrer", explique l'Irakien de 35 ans, en s'aidant d'une pelle pour consolider ses digues artisanales.
Quelque 74.000 personnes ont été forcées de fuir leur foyer depuis le début le 17 octobre de l'offensive lancée par des dizaines de milliers de soldats irakiens pour reprendre Mossoul, dernier grand bastion du groupe Etat islamique (EI) dans le pays.
Hébergés sous des tentes en plastique blanc, les déplacés souffraient déjà depuis quelques jours de la chute des températures au-dessous de zéro, une fois la nuit tombée.

source: le parisien



Irak: Près de 500.000 habitants de Mossoul confrontés à une pénurie d’eau « catastrophique »

Près d’un demi-million de civils, qui ont déjà du mal à se nourrir chaque jour, sont désormais privés d’eau potable saine. » Selon Lise Grande, coordinatrice des opérations humanitaires de l’ONU en Irak, la ville de Mossoul est confrontée à une pénurie d’eau qui « va avoir des conséquences catastrophiques pour les enfants, les femmes et les familles » restés dans la deuxième ville du pays.
source 20 minutes.fr

Heureux qui comme ULYSSE, l'Odyssée racontée par Jean-Pierre Vernant

Heureux qui comme ULYSSE, l'Odyssée racontée  par Jean-Pierre Vernant



Le voyage d'Ulysse, ou du moins le récit mythologique qu'en fait Homère est l'un des textes fondateurs de la pensée et de la culture des grecs de l'Antiquité.
Ulysse est bien sur une figure mythologique et c'est pourtant dans le récit de ses exploits que les historiens et les chercheurs ont tenté de comprendre ce qu'ont été les origines du monde grec et de sa pensée.
Jean-Pierre Vernant est l'un des plus importants historiens du monde grec, l'un de ceux qui nous a le mieux aidé à le comprendre.
Ses travaux et ses recherches ne portent ni sur les batailles, ni sur les grands événements qui ont marqué l'histoire d'Athènes et des autres cités grecques.
La matière sur laquelle il travaille, le matériau brut sur lequel il s'est penché, ce sont les récits, les mythes, les épopées, les poèmes et c'est à partir de ces récits qu'il reconstitue l'immense fresque de la pensée grecque, de la manière dont ils représentaient le monde des hommes, celui des Dieux et leurs rapports réciproques.
Les travaux de Vernant, s'ils portent sur les mythes, nous aident à comprendre le moment capital de l'histoire du monde grec, celui de l'émergence de la Cité.Les voyages d'Ulysse nous aident à comprendre les lois du partage, du don et de l'hospitalité. L'opposition entre la figure d'Achille et celle d'Ulysse nous parlent aussi du déclin de l'idéal héroïque, comme sur un autre plan l'opposition entre Arès et Athéna constitue le fond mythologique qui justifie ce basculement du héros solitaire à l'hoplite tenant son rang dans la mêlée furieuse,
Comprenons bien que dans ce monde de la Grèce classique qui trouve son apogée à Athènes au Ve siècle, l'Iliade et l'Odyssée, les récits d'Hésiode et le fond mythologique auquel ces récits trouvent leur source, constituent le fondement de l'éducation et de la culture grecques. C'est dans ces récits que les tragédiens puisent leur inspiration,

Ce que nous raconte Vernant, c'est cette concomitance entre l'émergence de la Cité et la mise en ordre de l4olympe par Zeus,Les Titans domptés, vaincus et enchaînes par Zeus marquent symboliquement la fin d'un monde ancien et l’émergence d'un monde ordonné ou chacun, hommes et Dieux reçoivent la part et la place qui leur revient,







Exploitation et extermination en Europe nazie

Exploitation et extermination en Europe nazie



Exploitation et extermination, les 2 termes sont indissociables dans le projet politique que les nazis ont appliqué en Europe occupée; Discours et idéologie raciale ont servi à justifier la tentative de soumettre les populations à un régime d'exploitation brutal dont le fondement était le rétablissement de l'esclavage







Les hommes et les Dieux en Grèce ancienne

Les hommes et les Dieux en Grèce ancienne

Prométhée enchaîné, Paul Bouré




Présentation dur rapport entre les hommes et les Dieux en Grèce ancienne.
Cette vidéo s'adresse d'abord à des élèves de collège ou de lycée, mais aussi à un public plus large.
Mon propos est de présenter, en termes simples, en quoi la religion des Grecs de l'Antiquité se distingue radicalement de nos religions modernes.
La religion des Grecs ne présente aucune promesse de salut, elle est fondée sur l'offrande et le sacrifice sanglant plutôt que sur la prière et enfin il n'existe pas pour les Grecs de textes canonniques porteurs d'une révélation.
La représentation du monde des Dieux et de leurs rapports avec les hommes repose sur des récits mythologiques, des épopées ou des poèmes, comme l'Iliade,l'Odyssée ou les poèmes dHésiode
Enfin, la religion des Grecs ne contient aucune promesse d'immortalité, l'immortalité étant même la séparation radicale entre les Immortels, les Bienheureux qui ne connaissent ni la vieillesse ni la mort et la race des hommes , vouée à la maladie, la vieillesse et la mort.

Stalingrad, récit d'une bataille, Vassili Grossman, correspondant de guerre et écrivain soviétique

Stalingrad, récit d'une bataille

soldat soviétique brandisant le drapeau rouge, Stalingrad 1943


Vassili Grossman, correspondant de guerre et écrivain soviétique

Vassili Grossman

Pour une juste  cause

« Un soleil d’hiver brille au-dessus des tombes collectives, au-dessus des tombes improvisées. Les morts dorment sur les hauteurs des collines, près des ruines des ateliers d’usine, dans des ravins et des combes, ils dorment là où ils se sont battus et leurs tombes se dressent près des tranchées, des casemates, des murs percés de meurtrières qui n’ont pas cédé à l‘ennemi, comme un monument majestueux à la simple loyauté payée au prix du sang. Terre sainte ! »

Stalingrad… Hitler qui visait les champs pétrolifères du Caucase, fut stoppé dans son élan par la ville portant le nom même de son frère-ennemi. Il y a 70 ans, l’actuelle Volgograd marqua le tournant de la guerre, et fut le symbole d’un formidable espoir dans la lutte contre l’Allemagne du IIIe Reich et la barbarie nazie. Stalingrad, symbole de l‘honneur d‘un peuple et du formidable effort qu‘il sut déployer lors de sa Grande Guerre Patriotique. Une volonté farouche qui le mènera jusqu‘à Berlin, et le 9 mai 1945 à recevoir une capitulation sans conditions de l'allemagne nazie, saluée par mille coups de canon tirés du Kremlin.
Ce sera alors la fin d’un cauchemar, une fin triomphale et amère, qui aura coûté à l’Armée Rouge 9 millions de morts, 18 millions de blessés, sans oublier la mort de 18 millions de civils, des milliers de villages ravagés, incendiés corps et âmes, et une somme incommensurable de souffrances et d’humiliations sous la botte nazie considérant les slaves comme des sous-hommes. Sur les 4 millions et demi de soldats qui seront faits prisonniers par les allemands seuls reviendront vivants 1 million huit cent mille soldats.
Dès le début de l’opération Barbarossa, l’avancée rapide des armées allemandes en terre russe durant le tragique été 41, avec son cortège d’horreurs, de monstruosités, d’inhumanité la plus extrême, à l’encontre des civils comme envers les millions de soldats faits prisonniers, avait laissé croire au IIIe Reich que les Russes seraient balayés d’un revers de cravache. C’est méconnaitre la volonté d’un Russe, méconnaitre la force d’âme de ce peuple capable de tout endurer, et méconnaitre l’Histoire. Hitler, comme Napoléon devra se heurter à l’ours slave.


A ces hommes, soldats et ouvriers brûlant vif plutôt que de quitter leur poste défensif, à ces téléphonistes hommes et femmes, courant sous le feu pour réparer les fils endommagés. A ces estafettes traversant la ville avec une chance de survie minime, à ces infirmières de 18 ans, la musette et le cœur en bandoulière rampant auprès des blessés et tombant sous les balles allemandes. A ces aviatrices, surnommées par les allemands "les sorcières de la nuit", volant en rase motte dans leur avion de bois et de papier, à portée de tir, et larguant leurs bombes sur les lignes ennemies. A ces sapeurs chargés de nettoyer les maisons occupés par les troupes allemandes. A ces tireurs d’élite, chasseurs de l’Oural ou sibériens ayant quitté leur lointaine taïga natale pour défendre cette ville du Sud, à tous ces soldats, comme ces fusiliers de la Garde, traversant la Volga sous les bombes, face à la ville en flammes, en route pour l’enfer. A ces officiers aussi, comme Tchouikov, Emerenko, Vatoutine, Rodimtsev, Voronov... et puis Rokossovski…polonais, soldat d’honneur talentueux, intelligent, victime des purges de 37, ayant survécu aux tortures du NKVD de Béria, et qui fut tiré de sa geôle en 40 pour pallier au manque cruel d‘officiers, victimes expiatoires de la paranoïa stalinienne. Gravement blessé devant Moscou, il sera promu commandant du front du Don par la Svatska fin 42 et désigné comme responsable de la liquidation finale de l’ennemi. Il tenta de négocier une reddition allemande, envoya par deux fois des émissaires dans les lignes allemandes afin de limiter la casse. En vain. Paulus refusa.



Et ce fut à l'aube du 10 janvier que l'ultime offensive "Cercle" fut lancée. A 6h05, l'ordre d'ouvrir le feu fut donné, et durant 55 minutes, 7000 canons, mortiers et katioucha roulèrent tel un tonnerre apocalyptique. D'une façon si intense, qu'un officier d'artillerie soviétique, le colonel Ignatov, déclara qu'il n'y avait que deux façons de sortir d'un pareil déchainement : mort ou fou. La 6e Armée affamée, épuisée, reçut le coup de grâce, malgré une résistance acharnée et même extraordinaire si l'on considère son état de faiblesse physique et matérielle. Acharnement qui coûta au cours des trois premiers jours de l'offensive 26 000 soldats aux armée soviétiques du front du Don, ainsi que la moitié de leurs chars.
C’est à tous ceux là, illustres ou inconnus, à qui je rend hommage, …
Et l’imposant monument juché sur le Kourgan Mamaï rappelle à tous, cette bataille historique. La Mère Patrie veille sur ses enfants tombés pour elle, il y a 70 ans. Et je les salue.
Que la terre leur soit légère…
Dans son rapport, le chef d'état major de la division relata l'incendie des réservoirs, le torrent de feu qui s'était jeté sur le Q.G. de l'armée ; il informa que la division n'avait aucune liaison avec Tchouïkov, que selon toute apparence il y avait des survivants, car on devinait, à travers les flammes et la fumée, la présence d'hommes sur un monticule au bord du fleuve ; mais on ne pouvait les approcher ni par la rive ni en barque, car la Volga était en feu. Batiouk était parti avec la section de défense rapprochée en direction de l'incendie, pour tenter de détourner le pétrole en flammes et d'aider les hommes sur la rive à se sortir du feu.
Vassili Grossman
Pour une juste cause,carnets de guerre


jeudi 1 décembre 2016

Et pendant ce temps à Mossoul et en Irak ,,,



Et pendant ce temps à Mossoul et en Irak ,,,

Une tragédie se poursuit, à Alep, en Syrie, en Irak, elle menace tout le Moyen Orient
Cette tragédie et le lot de souffrances qu'elle engendre, est la conséquence des guerre de destruction, engagées et poursuivies par les puissances impérialistes depuis la première guerre d'Irak
Nos gouvernements, dont celui de François Hollande, qui n'a fait que poursuivre la politique initiée par Sarkozy, portent la totale responsabilité de tous les crimes et de tout ce que subissent des populations prises au piège entre des bandes criminelles et des bombes qui ne le sont pas moins




A Mossoul, 500 000 habitants touchés par une pénurie d’eau potable

Le réseau de distribution d’eau de la ville a été endommagé dans les combats menés depuis six semaines par l’armée.

Près d’un demi-million d’habitants de la ville irakienne de Mossoul sont confrontés à une pénurie d’eau potable aux « conséquences catastrophiques », a prévenu mercredi 30 novembre la coordinatrice des opérations humanitaires de l’Organisation des Nations unies en Irak, Lise Grande.

Cette pénurie « va avoir des conséquences catastrophiques pour les enfants, les femmes et les familles » restés dans la ville, en proie aux combats entre forces irakiennes et djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI), souligne Mme Grande.




Irak: la coalition bombarde les ponts de Mossoul


Washington - Les avions de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI) ont bombardé quatre des cinq ponts sur le Tigre à Mossoul pour tenter réduire les contre-attaques des jihadistes contre les forces irakiennes qui tentent de reprendre la ville, a-t-elle indiqué mardi.

Les frappes sont destinées à "mettre hors d'usage" et non à "détruire" les ponts, a indiqué mardi le général britannique Rupert Jones, chef adjoint des forces de la coalition, dans une vidéo-conférence depuis Bagdad. 


à Erbil, les hôpitaux débordés par les blessés de Mossoul


Alors que les combats se poursuivent à Mossoul entre l'armée irakienne et l'organisation État islamique, les blessés affluent vers les hôpitaux d'Erbil, désormais débordés.

Les blessés et victimes sont de plus en plus nombreux à mesure que la bataille de Mossoul se poursuit. La plupart sont dirigés vers les hôpitaux d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.
Sur place, les équipes médicales et les infrastructures sont débordées. Chaque jour, des dizaines de civils et de soldats arrivent aux urgences. Bien souvent, ils ont été victimes d’un éclat d’obus ou d’un tir de mortier.

Mossoul: le froid, nouvelle épreuve pour les déplacés irakiens





Khazir (Irak) - Après avoir vécu pendant deux ans sous le joug du groupe État islamique (EI) puis survécu à l'offensive militaire lancée pour les libérer, les civils déplacés du nord de l'Irak affrontent aujourd'hui une nouvelle épreuve: le froid.

Alors que les combats font rage contre les jihadistes à Mossoul, où vivent encore environ un million de personnes, l'arrivée précoce de l'hiver et des températures au-dessous de zéro est un coup dur de plus pour les familles réfugiées dans des camps autour de la ville. 
"La nuit nous devons garder nos têtes sous les couvertures et nous mettre en boule pour nous réchauffer", explique Alya Zannoun, 56 ans, hébergée dans une tente sur le camp de Khazir, au sud-est de Mossoul, comme 6.000 autres familles. 






"Nous mourons de froid, nos mains sont sèches et couvertes de mycoses", se désole-t-elle en lavant des assiettes dans une eau glacée. 
"On ne peut même pas déplier nos doigts tellement il fait froid, comment est-ce que les enfants vont supporter ça'", renchérit sa voisine Warda Maraebi, 71 ans. 






Plus de 70.000 personnes ont fui les combats depuis le début de la bataille de Mossoul, lancée le 17 octobre par les forces irakiennes pour reprendre à l'EI son bastion irakien. 
Si autorités et ONG s'attendaient à un afflux plus important de population, elles mènent malgré tout une course contre la montre pour bâtir des abris et fournir de l'aide aux déplacés. 
Fatima Omar, 38 ans, a fui début novembre son village à l'est de Mossoul avec ses six enfants. 
"La nuit dernière, la tente était secouée par le vent, on aurait dit qu'elle allait s'envoler", témoigne-t-elle. "Si la météo empire, tout va s'effondrer'. 
- Enfants malades - 
Sous sa tente en plastique blanc trône, éteint, un chauffage d'appoint. "Ils nous ont donné un chauffage, mais sans pétrole ni électricité, comment on fait'", se plaint-elle. 
Il y a encore quelques semaines, la région de Mossoul enregistrait encore des températures caniculaires, dépassant les 40 degrés. 
Mais l'hiver est rude dans le nord de l'Irak. Il y neige même par endroits, notamment dans la région du Kurdistan qui accueille une grande partie des plus de trois millions de déplacés irakiens. 
Bouchra Talal, 30 ans, arrivée il y a quelques jours avec ses trois filles de 8, 10 et 13 ans, se met à pleurer en évoquant les conditions de vie dans le camp. 
"Je veux sortir d'ici, j'ai peur pour mes enfants à cause du froid!" gronde-t-elle dans une allée poussiéreuse du camp de Khazir, entouré de grillages. Les déplacés, dépouillés de leur pièce d'identité à l'entrée, ne peuvent pas sortir.  
"On gèle la nuit, mes filles sont tombées malades, elles ont la diarrhée, elles vomissent", s'inquiète la jeune veuve, vêtue d'un voile jaune et d'une abaya noire. L'EI a tué son mari il y a deux ans. 
L'ONU affirme avoir commencé à distribuer de l'aide en prévision de l'hiver à 4,6 millions de déplacés irakiens, mais souligne ne pas avoir touché tous les fonds promis pour financer le programme. 
Selon Caroline Gluck, une porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU, une distribution a été organisée la semaine dernière dans le camp de Hasancham, voisin du camp de Khazir géré lui par le gouvernement irakien. 
Nous avons donné "des couvertures chaudes, des chauffages et des équipements pour isoler les tentes, afin de les aider à traverser l'hiver", dit-elle. 
Ceux qui n'ont encore rien reçu souffrent déjà, alors que la saison froide vient à peine de commencer. 
"Quand la pluie arrivera, je mourrai", prédit Mariam Safar, 71 ans. 


Des Irakiens de la communauté sunnite qui ont été contraints de quitter la ville de Ramadi prise d'assaut par les djihadistes de l'EI arrivent en banlieue de Bagdad, le 17 avril.

L'année 2015 devrait se solder par un nouveau nombre record de déplacés et de réfugiés dans le monde, supérieur à celui de 2014, qui était de 59,5 millions, selon un rapport du HCR (Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés), publié vendredi.

source: la presse canadienne